mardi 3 juillet 2012

Angers - Rue89 et son journaliste relaxés

Le site internet était jugé pour diffamation envers un médecin chercheur et l’Institut de cancérologie de l’Ouest.

Fin 2011, le journaliste nantais Nicolas de la Casinière mettait en doute, dans un article encore en ligne sur le site internet Rue89, la technique de fasciathérapie pratiquée au centre Paul-Papin, le site angevin de l’Institut de cancérologie de l’Ouest. Le journaliste avait assimilé cette méthode à un mouvement sectaire qui prétendait soigner les malades « avec des méthodes de charlatans et des pratiques douteuses ».
            Lors du procès, qui s’est déroulé à Angers il y a un peu plus d’un mois, Mes Fouquet et Rouiller, intervenant pour le compte du médecin incriminé et l’institut de cancérologie avaient évoqué « des rumeurs et des insinuations ». Ils avaient aussi parlé d’ « affirmations tronquées, sans preuves ».
            « Le journaliste a fait son travail », leur avait répondu, Me Comte, en réclamant la relaxe. Pour lui, pas de doute : son client était dans son rôle en « rappelant la position de la Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires et celle de l’Institut national du cancer qui dénonce des soins pouvant éloigner les patients des autres thérapies ».
            Hier, à Angers, les juges lui ont donné raison. Après délibéré, ils ont relaxé le site internet, le directeur de publication ainsi que le journaliste qui avait rédigé l’article.

Source : Ouest-France, Région Pays de la Loire,  mardi 3 juillet 2012

Note CIPPAD : La revue en ligne Rue89 et un de ses journalistes étaient poursuivis pour diffamation suite à la parution en ligne de  l’article suivant : Face au cancer, la fasciathérapie continue de diviser à Angers
http://www.rue89.com/2011/09/15/face-au-cancer-la-fasciatherapie-continue-de-diviser-a-angers-221688

Détail du jugement définitif rendu le 2 juillet 2012 pas le TGI d’Angers.

Mots-clefs: Rue89, Rue 89, Fasciathérapie, Danis Bois, Jean Bouchart d'Orval