vendredi 8 février 2013

Cognaçais: nouvelle plainte contre le religieux pédophile

Photo d'illustration Majid Bouzzit
INFO CL. L'enquête est en cours dans la plus grande discrétion depuis le mois de septembre dernier. Du côté des autorités, black-out total. Mais selon nos informations, une nouvelle victime présumée du frère Luigi Gonzaga, un ex-religieux de la communauté des frères de Saint-Jean installée à Cherves-Richemont, s'est fait connaître. Une plainte a été déposée en septembre dernier.
 
Des vérifications sont en cours. Un jeune garçon du Cognaçais, aujourd'hui âgé d'une douzaine d'années, a indiqué qu'il avait été victime d'attouchements sexuels de la part du religieux. Les faits se seraient déroulés à l'école privée Sainte-Eustelle de Cherves-Richemont lors de l'année scolaire 2008-2009. Soit exactement à l’époque où le religieux mexicain s’est aussi attaqué à un collégien de Saint-Joseph à Cognac en marge des cours de cathéchisme.

Des faits pour lesquels il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis. Le père de la victime avait accordé une interview à CL pour annoncer qu'il allait écrire à l'évêque d'Angoulême afin qu'il prenne ses responsabilités au sujet de ceux qu'il considère comme des "brebis galeuses".
Cette agression n'est pas la seule à noircir le parcours du «petit gris», le surnom donné aux frères de la communauté en raison de leur habit distinctif. Quelques mois plus tard, alors qu'il était sous contrôle judiciaire, avec interdiction de sortir de l'abbaye de Fley en Saône-et-Loire, le religieux avait été interpellé puis incarcéré pour une agression sexuelle sur un lycéen de 17 ans à Cluny.

En novembre dernier, le tribunal correctionnel de Mâcon l'a déclaré coupable et l'a condamné à vingt-cinq mois de prison ferme. Depuis, la communauté des frères de Saint-Jean aurait entamé une procédure d'exclusion contre le religieux afin de le réduire à l'état laïc.
 
Après la condamnation du frère Luigi Gonzaga à Angoulême, le père de sa première victime avait lancé un appel: «S'il y a d'autres victimes, il faut parler. Ce n'est pas à elles d'avoir honte», avait-il dit. Joint hier au téléphone, le père de famille a refusé de s'exprimer à chaud.

Source: La Charente Libre, 8 février 2013
http://www.charentelibre.fr/2013/02/08/nouvelle-plainte-contre-le-frere-de-la-communaute-saint-jean,1138527.php