vendredi 12 octobre 2012

Nantes emprunte à une banque solidaire

Par Philippe GAMBERT.
La Nef, la société coopérative de finances solidaires, prête un million d'euros à la ville pour la petite enfance.

Nantes, première ville de cette importance à le faire, emprunte un million d'euros à un 
établissement financier solidaire, la Nef. Cette banque collecte de l'épargne auprès de personnes qui souhaitent d'abord que leur argent soit prêté pour des motifs solidaires. 
Le profit n'est pas leur motivation. D'ailleurs, la rémunération du capital est limitée par les statuts.

La Nef finance en général de petits projets pour « soutenir la création et le
 développement d'activités professionnelles et associatives à des fins d'utilité sociale et environnementale ». Elle soutient aussi généralement des communes de
 petite taille.

Nantes lui a emprunté un peu plus d'un million pour financer les travaux d'extension et de rénovation de multi-accueils petite enfance (crèches, jardins d'enfants, etc.) « Les 
conditions financières de cet emprunt, un taux fixe de 4,20 % sur quinze ans, sont bien positionnées par rapport au marché», précise Pascal Bolo, l'adjoint socialiste aux finances.

La Nef étant une coopérative, en complément de la démarche, la ville souscrira des parts sociales à hauteur de 10 710 €.

Pour lire l’article en entier, activer le lien ci-dessous:

Source: Ouest-France, mercredi 10 octobre 2012
http://www.ouest-france.fr/nantes-emprunte-une-banque-solidaire-1117258

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Nantes : l’emprunt qui fâche le FN
 
Le FN dénonce ce prêt fait auprès d’une société financière « inspirée de la pensée sociale anthroposophique »

 
  Christian Bouchet et le Front National créent la polémique 

Oui, j’ai entendu parlé de ce courrier, confirme Pascal Bolo, adjoint aux finances de la ville de Nantes. Mais je ne sais pas ce que le Front est encore allé chercher au fond d’une poubelle. »
 
Hier après-midi, Christian Bouchet a semé le trouble en s’inquiétant de « l’emprunt bancaire effectué par la ville à la Nef. » Dans un communiqué, l’un des leaders du FN en Loire-Atlantique reproche en effet la décision prise par la mairie d’emprunter un million d’euros à la Nouvelle économie financière (Nef), affirme que « cette banque coopérative a été crée (en 1988, ndlr) par des disciples de l’ésotériste autrichien Rudolf Steiner fondateur de la Société anthroposophique… ».
 
Si Christian Bouchet évoque un rapport datant de 1999 de l’Assemblé Nationale dans lequel la Nef est citée au chapitre « les sectes et l’argent ». Jean-Marc de Boni estime que tout cela est « consternant ».

Selon le président du directoire de La Nef, « de tels propos ont en effet été jugés diffamatoires en 2000. La transparence exercée par la Nef quand aux financements qu’elle accorde permet à tout citoyen, de juger de son activité ». S’il admet que « l’un des fondateurs de l’association née en 1978 ait pu s’inspirer de cette pensée », Jean-Marc de Boni précise que « la Nef, notamment depuis la création de sa société financière, a largement évolué.  N’oublions pas que nous sommes désormais 32 000 sociétaires en France. » Une analyse partagée par Pascal Bolo : « ce que la Nef a pu être à l’origine n’a rien à voir avec ce qu’elle est aujourd’hui. C’est un partenaire tout à fait normal. »
 
Pour financer les accueils petite enfance
 
C’est vendredi dernier, lors du conseil municipal, que les élus nantais ont approuvé cet emprunt de 1 070 000 € destiné à financer des travaux d’extension et de rénovation de multi-accueils petite enfance.

Pour Pascal Bolo, « Nantes se flatte surtout d’être la première grande ville en France à faire ce choix. La Nef est un établissement coopératif qui affecte son épargne à la vocation sociale et solidaire ».
 
Source : Presse-Océan, vendredi 12 octobre 2012
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Les dirigeants de la NEF soutiennent le projet de création d’un observatoire indépendant des minorités spirituelles porté par le CICNS:

Déclaration de soutien à la création d’un Observatoire

des minorités spirituelles, thérapeutiques et éducatives, indépendant et compétent 

Attendu 

qu'il existe en France, comme dans d'autres pays, un nombre croissant de groupes à vocation spirituelle, éducative ou thérapeutique qui aspirent à répondre honnêtement aux questions essentielles que se pose l'homme, à améliorer l'existence individuelle et les sociétés dans lesquelles nous vivons ; 

que quelques événements tragiques (Jonestown, Waco, Temple Solaire) ont été médiatisés et instrumentalisés de manière à créer des boucs émissaires ainsi qu’un odieux amalgame entre criminalité et spiritualité ;

que le mot « secte », dépourvu de toute définition juridique et sociologique, est l'emblème de cette stigmatisation d’une partie de la population provoquant, en conséquence, de graves atteintes aux libertés individuelles ;

que les pouvoirs publics ont été parmi les principaux artisans d’une généralisation de la phobie antisectes, la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES) ayant adopté une position victimaire exacerbée, encourageant une approche résolument répressive et se dissociant du travail des principaux sociologues des religions ;

que les parlementaires ont pour leur part déclenché plusieurs commissions d'enquête dont aucune n'a respecté le contradictoire et sont à l'origine de la publication d'une liste noire de « sectes » arbitraire et internationalement critiquée qui, malgré son absence de portée normative, constitue une référence constante auprès des services administratifs et des médias, mettant au ban de la société un grand nombre de personnes sincères et honnêtes ;

qu’en dépit des recommandations du Ministère de l’Intérieur de passer d’une référence à des listes définies sur des a priori, à une logique visant à rechercher et qualifier juridiquement des faits qui peuvent être réprimés dans le cadre du droit positif, la MIVILUDES travaille à l’élaboration d’un nouveau référentiel qui selon son Président concernerait 600 mouvements et pratiques supposés sectaires ;

que nous assistons à une intensification de cette politique répressive avec une fréquence accrue de descentes musclées de la MIVILUDES et des forces de l’ordre dans les groupes concernés ; 

qu’une telle politique bafoue les principes élémentaires d’une laïcité ouverte ainsi que les libertés fondamentales de pensée, de conscience et de religion inscrites dans la Convention Européenne des Droits de l’Homme ;

que les nombreux dommages collatéraux subis par ces groupes et personnes injustement accusés de « sectes » ou de « dérives sectaires » ne sont jamais pris en considération ;

qu’une telle politique fondée sur la rumeur et le soupçon, largement relayée par les médias, retourne de facto la société française contre une partie d'elle-même ; 
 
Les signataires de la présente déclaration demandent à Monsieur le Président de la République :

de prendre une action immédiate en vue de la création d’un Observatoire des minorités spirituelles, thérapeutiques et éducatives, indépendant et compétent, dont un projet est présenté par le CICNS dans l’annexe ci-jointe ;

de favoriser un débat public national pour donner la parole aux différents acteurs du monde spirituel, universitaire, intellectuel, associatif, éducatif et politique, sur la question de la place de la spiritualité dans la société contemporaine ;

de faire respecter les libertés individuelles des citoyens et leurs choix de vie ;

de reconnaître les démarches spirituelles contemporaines et les approches thérapeutiques et éducatives alternatives, comme des composantes naturelles et nécessaires à l’évolution de la société humaine.

Nom, ville, profession, adresse email et signature manuscrite : (Ces informations ne seront pas publiées par le CICNS) 

A renvoyer à : CICNS - Projet d'observatoire - BP 7 - 82270 Montpezat de Quercy


  
Source: Site sectes-infos, vendredi 10 août 2012
http://www.sectes-infos.net/Declaration_soutien_observatoire.pdf
http://www.sectes-infos.net/Observatoire/Observatoire_independant_minorites_spirituelles_signatures.htm