vendredi 8 juin 2012

La « Messagère » en sursis

Une femme de 45 ans originaire de Beaupréau qui disait relayer la parole de la Vierge et un Valletais de 65 ans comparaissaient hier devant le tribunal de Nantes pour détournement de dons.

L’église avait déjà pris ses distances

Dès l’automne 2006, l’évêque d’Angers a mis en place une commission d’enquête canonique au sujet des cénacles des Messagers de l’amour. En 2009, le diocèse de Nantes l’imitait en constituant un groupe d’enquête.
Théologiens et spécialistes ont ainsi rencontré Marie-Pierre et son entourage avant d’analyser l’intégralité des paroles attribuées à la Vierge Marie.
Leurs conclusions : « Aucun caractère surnaturel n’est établi dans (ces) manifestations. » En conséquence, les évènements de Nantes et d’Angers avaient demandé « qu’aucun écrit ou enregistrement ne soit proposé comme rapportant les paroles ou les inspirations de la Vierge Marie ».
Enfin ils invitaient les prêtres à ne pas exercer leur ministère dans le cadre des cénacles.

Il n’y plus de rassemblement

Depuis l’application de l’arrêté municipal interdisant les rassemblements dans le hangar valletais, en janvier 2010, plus aucun cénacle n’a été organisé dans la capitale du muscadet. En revanche, l’association «Ouvre ton coeur » existe toujours.
Son président jugé hier, compte passer la main à court terme quel que soit le jugement du tribunal correctionnel. Mise à part celle de Beaupréau, les trois autres maisons créées par l’association pour accueillir des personnes en difficultés fonctionnement toujours.
A l’Image de celle fondée en République démocratique du Congo et gérée par une congrégation religieuse.

Source : Courrier de l’Ouest,  vendredi 8 juin 2012