jeudi 5 juillet 2012

Justice – MONTGAROULT -
 Six mois de prison pour la prétendue faiseuse de miracles

Traitements de cheval, ou pure fumisterie ?
Une éleveuse de chevaux de Mongaroult avait appliqué à l'entrée de son haras une enseigne qui la présentait comme thérapeute, non pas pour les animaux mais pour les humains. Ses méthodes de traitement ressemblaient à celles d'un psychanalyste, à la différence qu'elle était, selon elle, capable de réaliser d'authentiques miracles.
À l'occasion, Anne Valade pratiquait l'imposition des mains, et faisait prendre à ses clients des bains d'eau précieuse. Quelques personnes ont cru en ses boniments, et elle s'est ainsi constitué une petite clientèle, formée comme c'est toujours le cas de personnes très malades et promptes à s'accrocher à n'importe quelle illusion.
Charlatanisme ou pas, de telles prestations ne sont pas interdites en soi (sauf peut-être la balnéothérapie improvisée). Mais il est par contre prohibé, à de tels personnages, d'interférer dans des traitements médicaux sérieux. Or l'éleveuse n'hésitait pas à planifier des traitements différents, à interférer dans le programme de soins, à retarder des examens.
Elle aurait également fait réaliser à ses clients des mouvements de gymnastique et préconisait des régimes. C'est du moins ce qu'ont affirmé certains d'entre eux. Poursuivie pour exercice illégal de la médecine et de la kinésithérapie, la prétendue guérisseuse prétend que non. Cette ancienne professeure de sciences naturelles, qui exerçait autrefois en Auvergne, affirme ne jamais avoir interféré avec la médecine, et est persuadée de posséder un don, issu de ses rencontres avec Bouddha et le Pape !
Sur ce dernier point, ses résultats ne plaident pas pour elle puisqu'aucun de ses patients n'a ressenti d'amélioration, au contraire. L'ordre des médecins et celui des masseurs- kinésithérapeutes demandent quant à eux qu'il soit mis fin à ses activités, jugées à juste titre très dangereuses. Anne Valade est effectivement condamnée à dix mois de prison dont quatre avec sursis.
Source : La Voix du Bocage, Jeudi 5 Juillet 2012