mercredi 14 août 2013

Il n'ira pas mourir en montagne

Pourquoi tant d’alpinistes prennent-ils des risques démesurés et, trop souvent, jouent avec leur vie ? A Chamonix, le guide Emmanuel R. a ouvert un cabinet de psychogénéalogie. Il y aide ses clients à chercher jusque dans leur histoire familiale la clef de leurs démons des cimes.

Il n'entrera pas au panthéon des alpinistes français emportés par une avalanche au Népal ou victimes d'une chute au fond d'une crevasse dans le massif du Mont-Blanc. Lui aussi, pourtant, a défié la mort. Parmi ses exploits figure la première descente à skis, en mai 2002, du Shivling, un sommet de l'Himalaya pointant à 6543 mètres d'altitude. Mais Emmanuel R., 48 ans, a préféré, aux honneurs dus aux valeureux tombés en montagne, le destin des anonymes qui rendront sans doute leur dernier souffle dans leur lit. Non qu'il ait raccroché crampons et piolet. Grâce à la générosité d'un sponsor, il a même stocké dans son appentis une demi-douzaine de paires de chaussures d'avance. « J'ai de quoi grimper jusqu'à la fin de mes jours », glisse dans un large sourire, ce Parisien d'origine, venu s'installer comme guide de haute montagne à Chamonix (Haute-Savoie) il y a près de vingt ans.
Ses ancêtres, pense-t-il, 
l'ont poussé à se mettre en danger En douceur, il en vient à « son » sujet, qui fait jaser, ici dans la vallée, à nouveau secouée par la disparition de deux alpinistes, le 5 août dernier. « Je continue les courses avec mes clients, mais, de mon côté, je ne cherche plus le grand frisson, dit-il. Je n'éprouve plus le besoin de risquer ma vie maintenant que j'ai compris pourquoi j'avais choisi ce métier. » Pourquoi, justement ? « Parce que mes ancêtres m'y ont poussé, assure-t-il. Sans le savoir, je cherchais à rembourser ma dette vis-à-vis d'eux; d'ailleurs, je ne devrais plus être là pour en parler. Je ne suis pas le seul dans ce cas. » 
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Note CIPPAD : La psycho-généalogie est régulièrement dénoncée par les services de l’Etat pour les problèmes familiaux et de santé consécutifs à la pratique de cette croyance.