jeudi 24 octobre 2013

CHALONS-EN-CHAMPAGNE - L’école d’infirmières toujours tourmentée

CHALONS-EN-CHAMPAGNE (51). L’école d’infirmière se trouve dans le collimateur de la Miviludes pour des cours sur la sophrologie.
L'IFPS de l'avenue Sarrail n'a pas fini d'être dans la tourmente. Après que les conditions de travail et des faits de harcèlement ont été dénoncés, via la médecine et l'inspection du travail mais également auprès du président de la Croix-Rouge française dont dépend la structure (lire notre édition du samedi 21 octobre), voilà que l'on apprend que l'institut de formation des personnels de santé est dans le collimateur de la Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
Parmi les modules de formation donnés au sein de l'établissement châlonnais, certains portent sur la sophrologie et le magnétisme, une pratique non reconnue par les instances de santé. Jusqu'à peu de temps, ils avaient été rendus obligatoires, comptant même pour l'examen final. C'est en tout cas ce que des étudiants dénonçaient auprès de leur direction. En vain. « Nous n'avons pas été écoutés », souligne l'un d'eux.
Pourtant, la Miviludes est claire à ce sujet dans l'un de ses derniers rapports. Citant l'IFPS, il dénonce ces pratiques qui « peuvent être d'une efficacité redoutable dans le processus d'emprise mentale et peuvent conduire les malades à abandonner leur traitement conventionnel ».
Saisie par courriel, émanant d'un étudiant, la Miviludes, par le biais d'une missive rédigée de la main de son secrétaire général, Hervé Machi, a de son côté saisi le directeur général de l'agence régionale de santé, le président du conseil régional et surtout le président de la Croix-Rouge, sans que pour l'instant ce courrier n'ait officiellement provoqué une quelconque réaction. Les cours eux sont toujours pratiqués. C'est en tout cas ce que regrettent toujours certains d'entre eux. La direction de l'école reste silencieuse à ce sujet, comme l'agence régionale de santé que nous n'avons pas réussi à joindre.
Par Anne-Sophie Coursier
Source : L’Union L’Ardennais, 23 octobre 2013,
http://www.lunion.presse.fr/region/l-ecole-d-infirmieres-toujours-tourmentee-ia0b0n236670