mercredi 2 octobre 2013

Vin d'Anjou : Olivier Cousin défend la viticulture paysanne

Par Agathe Petit

Face à ce qu’il appelle « l’industrie de la viticulture », l'Angevin Olivier Cousin fait figure de trublion. Pour avoir défié les règles de son interprofession, il risque 37 500 euros d'amende et encourt deux ans de prison.
 « J’ai le droit de choisir et je vous emmerde ! » C’est avec ces mots qu’Olivier Cousin, la cinquantaine, viticulteur à Martigné-Briand (Maine-et-Loire), répond à ses détracteurs. Face à lui : les interprofessions et autres fédérations viticoles, qui participent à ses yeux « à la standardisation des AOC » et surtout, « à la destruction des terres ».
Ces organismes lui reprochent d’inscrire sur ses étiquettes, la provenance de son vin, « Anjou », ainsi que le millésime. Des informations qui ne doivent pas figurer sur les bouteilles de vin de table, selon les directives de l’INAO. Une restriction qui déplaît fortement au vigneron : « Parce que quand on est vin de table, on est forcément de la merde ! » Ainsi, Olivier cousin est accusé d’avoir « vendu frauduleusement pour 60 000 euros de vin. »
1995, DEBUT DES PROBLÈMES
Le combat ne date pas d’hier. Il a commencé précisément en 1995, lorsqu’Olivier Cousin s'est lancé dans la biodynamie en produisant du vin naturel, sans soufre. Parallèlement, il est revenu au labour à traction animale. « Cela fait 15 ans que je suis en procès avec l’interprofession ! Aujourd’hui, je risque jusqu’à 37 500 euros d’amende » résume-t-il. Le verdict du procureur est attendu aux alentours du 15 décembre.
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Source : Revue du Vin de France, 2 octobre 2013,
http://www.larvf.com/,vin-olivier-cousin-biodynamie-aoc-anjou-viticulture-paysanne,10337,4024533.asp 

Note du CIPPAD : la Biodynamie repose sur les croyances du mouvement anthroposophique.