jeudi 12 décembre 2013

Georges Tron bénéficie d'un non-lieu

L'ancien secrétaire d'État avait été contraint à la démission après avoir été accusé de viols et d'agressions sexuelles.
Dévoilée dans la foulée de l'affaire DSK, en mai 2011, l'accusation avait fait grand bruit obligeant Georges Tron à démissionner de son poste de secrétaire d'État à la Fonction publique. Également maire UMP de Dra- veil (Essonne), il avait été mis en examen pour viols et agressions sexuelles, après les accusations portées par deux anciennes employées municipales.
L'ex-ministre, se disant adepte de la réflexologie plantaire, avait reconnu avoir caressé les pieds des plaignantes, tout en se défendant d'avoir eu des relations ou même des intentions sexuelles. Il avait tour à tour dénoncé une vengeance d'employées sanctionnées et un complot politique venu du Front national.
Georges Tron a bénéficié, hier, d'un non-lieu. Au terme de deux ans et demi de procédure, les deux juges d'instruction ont suivi les réquisitions du parquet d'Évry, estimant que les charges n'étaient pas suffisantes. Ils ont également conclu à un non-lieu pour son adjointe à la culture, Brigitte Gruel, elle aussi mise en cause dans cette affaire. L'une des deux plaignantes a annoncé son intention de faire appel.
Dans ses réquisitions de mai dernier, le parquet avait souligné le goût « prononcé » du maire « pour les femmes, et sa propension à se faire remarquer d'elles grâce à un physique avantageux, des manières, un certain charisme lié à sa personne, ses mandats et les moyens qu'ils offrent ». Tout en jugeant ces comportements « totalement inappropriés », il estimait qu'ils n'étaient pas constitutifs d'une infraction pénale.
À moins de quatre mois des élections municipales de mars 2014, cette décision de justice lui ouvre la voie pour une nouvelle candidature.
Source : Ouest-France, 11 décembre 2013