mardi 14 janvier 2014

Hypnose Ericksonienne, hypnose quantique, auto-guérison, Ernest Rossi, psychobiologie, décodage biologique, dialogue créatif avec nos gênes, Institut Esalen, etc.

L'hypnose fait son chemin dans le monde médical

Elle intrigue, fait peur parfois et pourtant les médecins l'utilisent. Le psychiatre rennais Claude Virot, président de la Société internationale d'hypnose, est un ardent promoteur de cette discipline thérapeutique.
Entretien
Claude Virot, médecin psychiatre, président de la Société internationale d'hypnose.
Comment se passe une séance d'hypnose ?
Contrairement aux idées reçues, il ne s'agit pas de pratiquer l'hypnose « sur » une personne, mais « avec » elle. L'idée est d'entrer en résonance avec le patient, par des mots, des gestes, une attitude qui vont créer un état de bien-être jusqu'à ce que la personne entre en veille hypnotique, une forme d'endormissement différente de l'état que l'on connaît lorsque l'on dort.
Pourquoi vous intéressez-vous à l'hypnose ?
Je suis psychiatre à Rennes depuis 1988. J'ai commencé à m'intéresser à l'hypnose en faisant mes études de médecine. À l'époque, quand on évoquait cette technique thérapeutique, on nous regardait avec des yeux ronds. Pourtant c'est une discipline ancienne, dont on trouve des traces dans l'histoire médiévale. Son développement a ensuite connu des moments de grand engouement et de presque abandon. Elle s'est beaucoup développée en France entre 1870 et 1900, grâce aux travaux de médecins comme Jean-Martin Charcot et Hyppolite Bernheim. Les deux premiers congrès mondiaux de l'hypnose ont eu lieu à Paris en 1889 et en 1900. Le troisième n'a eu lieu qu'en 1965.
Après 1900, l'hypnose a été quasiment abandonnée sur le terrain médical. Pour quelle raison ?
Parce que la recherche scientifique, à l'époque, n'est pas parvenue à l'expliquer. Elle restait trop mystérieuse, trop magique. La psychanalyse de Freud l'a emporté, parce qu'elle paraissait plus scientifique. En France, on a recommencé à utiliser l'hypnose après la guerre pour soigner les syndromes post-traumatiques des soldats. Mais la psychanalyse omniprésente et une forme de lobby scientifique et pharmaceutique, ont continué d'empêcher le développement d'autres théories. C'est l'imagerie médicale qui, à partir des années 90, mettra en évidence des modifications de certaines zones du cerveau lors de transes hypnotiques.
Vous avez créé un institut de formation à Rennes. Qui sont vos élèves ?
Émergences, institut de recherche et de formation à la communication thérapeutique et à l'hypnose, forme depuis 2001 des professionnels de santé. C'est l'un des 29 instituts regroupés au sein de la confédération francophone d'hypnose. Nous formons chaque année quelque 500 personnes qui soignent des perturbations psychologiques (sommeil, sexualité) ou des douleurs chroniques ou aiguës (chirurgie, chirurgie dentaire, obstétrique). Des psychiatres, des sages- femmes, des dentistes, des kinésithérapeutes, des anesthésistes... sont intéressés par l'hypnose comme alternative aux médicaments pour soigner la douleur.
Recueilli par Laurent LE GOFF.
Source : Ouest-France, 2 janvier 2013,

Source : résumé de l’intervention du Dr. Claude Virot lors des 4èmes Transversales de Vaison-la-Romaine, "Humour, paradoxe et hypnose" Contribution à l'éthique, du 9 au 11 mai 2008,

 Source : extrait du site animé par le Dr. Claude Virot, www.emergences-rennes.com, 2011,
Source : extrait du site animé par le Dr. Claude Virot, www.emergences-rennes.com, 2012,
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Note du CIPPAD : Ernest Lawrence Rossi, qui semble être un référent important pour le directeur de l’Institut d'hypnose de Rennes, Emergences, est l’un des derniers élèves du professeur Milton H. Erickson, dont il y a publié quatre tomes des notes de laboratoire et séminaires après le décès de ce dernier. Il a ensuite élaboré des théories portant sur la psychobiologie , l’auto-guérison , ou le décodage biologique. Autant de pseudo-médecines dangereuses dénoncées par les services de l’Etat français et les associations de prévention contre l’emprise mentale. Plus récemment, Ernest Rossi a développé de nouvelles hypothèses abordant le « dialogue créatif avec nos gênes » ou « l’hypnose quantique ». Il intervient également régulièrement comme encadrant à l’institut californien Esalen , matrice de nombreux mouvements et psycho-techniques controversés apparus dans la deuxième partie du XXème siècle.


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Source: Dossier CIPPAD, 14 janvier 2014,
http://www.cippad.com/p/blog-page_14.html