jeudi 30 janvier 2014

Inquiétude aux 3èmes Assises du médecin homéopathe

Le 1er février 2014 se déroulera « Les 3ème assises du médecin homéopathe » à l’hôpital Saint-Jacques de Paris.
Si le premier thème de cette journée est dédié à la formation des médecins à la thérapeutique homéopathique,  avec une intervention du doyen de la Faculté de médecine de Brest qui y a récemment introduit cette approche dans le cursus médical, l’inquiétude semble de mise à en croire le communiqué de presse rédigé par le Syndicat National des Médecins Homéopathes Français, intitulé « Homéopathie en Europe, la fermeture de l’auberge espagnole ? ».
Communiqué, qui, s’il appelle à une vigilance sur la création d’un futur statut européen de l’homéopathie, précise également : 
« Cette année, le temps fort de cette journée, sera le projet de définition de normes de pratique et de prescription de l’homéopathie lancé par la Commission européenne de normalisation.
L’homéopathie doit-elle être codifiée par des normes au risque d’y perdre sa spécificité – voire son âme - fondée sur l’individualisation de l’approche thérapeutique ? En réalité, cette recherche d’harmonisation européenne est une nécessité. En France, l’homéopathie est une pratique médicale - reconnue par l’Ordre des médecins depuis 1997 - qui ne peut être pratiquée que par des médecins ayant reçu une formation complémentaire. Mais cette protection pourrait, à terme, n’être qu’une sorte de ligne Maginot que les tenants d’une homéopathie non médicale pourraient contourner à la faveur d’une directive européenne. En effet, il faut savoir qu’en matière d’homéopathie, parmi les 28 Etats de l’Europe, c’est – si on peut dire – l’auberge espagnole. On y trouve toutes les situations possibles et imaginables. Dans certains pays, l’homéopathie n’est pas une pratique médicale et tout le monde peut s’autoproclamer homéopathe.
Dans d’autres, c’est une pratique médicale mais non reconnue légalement. Dans d’autres encore, c’est une pratique médicale reconnue mais non prise en charge par les systèmes de financement obligatoires. Dans d’autres enfin, la prescription d’homéopathie par un médecin peut entraîner sa radiation de l’Ordre des médecins. »
Source : CIPPAD, 30 janvier 2014