vendredi 14 février 2014

Comité d’éthique - La « neuro-amélioration » passée au crible


Par Hervé Morin

Dans son avis n° 122, rendu public mercredi 12 février, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) (http://www.ccne-ethique.fr/) examine les enjeux du « recours aux techniques biomédicales en vue de “neuro-amélioration” chez la personne non malade ». De quoi s’agit-il ? De l’emploi de médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs, stimulants cognitifs...) ou de la stimulation cérébrale transcrânienne pour améliorer les performances cognitives de tout un chacun.
Après avoir passé en revue la littérature scientifique sur le sujet, le CCNE juge qu’une amélioration de certains paramètres « a pu être observée », mais qu’elle est « inconstante, modeste, parcellaire et ponctuelle ». Il note que le rapport bénéfice/risque à long terme est « totalement inconnu », mais pointe un « risque probable d’addiction ». Il en déconseille fortement l’utilisation « chez l’enfant, l’adolescent et les personnes vulnérables ». Il se dit préoccupé par le risque d’émergence d’« une classe sociale améliorée constituée d’une petite minorité d’individus bien informés et disposant de ressources financières suffisantes pour y accéder », et appelle à une « veille éthique » sur le sujet.
Ce résumé ne donne qu'un aperçu de la richesse de l'avis, qui s'inscrit dans la mission de veille éthique sur les progrès des neurosciences confiée au CCNE par la loi du 7 juillet 2011. Le groupe de travail chargé de cette veille éthique a constaté que le thème de ce que les Anglo-Saxons ont baptisé « brain enhancement », et qu'il a qualifié de « neuro-amélioration », prenait de l'ampleur.
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Source : Le Monde, 12 février 2014,
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/02/12/la-neuro-amelioration-passee-au-crible-du-comite-d-ethique_4364540_1650684.html