mercredi 5 mars 2014

Biodynamie - Les étiquettes du viticulteur font tiquer

Poursuivi par les AOC, Olivier Cousin, viticulteur engagé dans la voie des vins naturels, comparaîtra au tribunal d'Angers.
Il devait comparaître le 2 octobre devant le tribunal correctionnel d'Angers mais son procès a été remis à ce mercredi 5 mars, à la demande de Me Alain Fouquet, avocat de la Fédération viticole de l'Anjou et de Saumur et de l'Institut national des appellations d'origine (Inao). Vigneron bio-dynamiste engagé, Olivier Cousin est poursuivi pour les étiquettes de ses bouteilles de vin naturel. On lui reproche la « présentation d'un vin en faisant croire qu'il s'agit d'une AOC, ce qui peut constituer une pratique trompeuse », avait indiqué la présidente du tribunal, Françoise Piétri, le 2 octobre.
À la suite de contrôles de la répression des fraudes entre août 2010 et mai 2011, à la demande de la fédération, 2 802 infractions ont été identifiées. En particulier des mentions sur ses bouteilles, comme celle d'« Anjou », réservée à l'Appellation 'origine contrôlée, tout comme le terme « domaine » ou celui de « propriété ». Le cultivateur et producteur de Martigné-Briand, « passé au bio » voici quelques années, revendique le fait de faire un vin de table « en Anjou ». Pour la Fédération viticole Anjou-Saumur, « il ne suffit pas de produire du vin en Anjou pour que ce- lui puisse se dénommer « Anjou ». L'usurpation porte atteinte à l'appellation en la banalisant, constitue une tromperie du consommateur et conduit à une concurrence déloyale ». Olivier Cousin risque jusqu'à 40 000 € d'amende.
Voici cinq mois, quelque 200 amateurs et professionnels étaient venus lui manifester leur soutien autour d'une barrique de sa production et d'un pique-nique. Ce type de manifestation devrait être renouvelé ce mercredi, devant le palais de justice.
Source : Ouest-France, 5 mars 2014
Note du CIPPAD : la Biodynamie ne repose sur aucun fait établi, mais sur les croyances ésotériques de l’anthroposophe Rudolph Steiner. 
A consulter également: Quand Rudolf Steiner expliquait des phénomènes qui n’existent pas.