mardi 1 avril 2014

Charente : le salon du bien-être c'est quoi ? Explications !

Vous pensez que le salon du bien-être ce week-end à Jarnac cherche à vous endormir avec ses séances d’hypnose l Explications avec une pro l A voir aussi sur place des naturopathes, sophrologues, géobiologues...
Redescendez sur terre. L’hypnose n’a plus rien à voir avec la séance de lévitation pratiquée sur un volontaire qui s’endort d’un claquement de doigt devant une salle de spectateurs qui n’en croient pas leurs yeux. L’hypnose a fait du chemin. Elle a gagné ses lettres de noblesse même auprès des professionnels de la santé qui la recommandent. Mais là, terminé le spectacle, le show et les paillettes. Ça se passe dans la confidentialité d’un cabinet de praticien. Pas question de dormir, le client va se concentrer et se soigner, tout au moins de sentir mieux. Explications avec Nathalie Bourrel, 47 ans, ancienne prof d’anglais reconvertie à l’hypnose par conviction et passion.
A quoi sert l’hypnose?
Nathalie Bourrel. L’hypnose peut aider à traiter les insomnies, le stress, la timidité, le bégaiement, le rougissement, la prise de poids, l’arrêt de la cigarette...
Comment ça marche?
C’est un état modifié de la conscience. On est déconnecté de la réalité comme lorsqu’on est captivé par un bon film. La personne est dans un état de relaxation et de méditation en connexion avec elle-même. On descend à l’intérieur de soi, pour se mettre en relation avec notre inconscient qui correspond au disque dur de notre ordinateur. C’est là que sont enregistrées toutes les données de notre histoire. C’est un espace de programmation. Nous sommes en fréquence vibratoire basse et tout ce qu’on met en place s’installe en profondeur.
Comment arrive-t-on au résultat?
Il faut changer la programmation. Mettre en place une connexion entre une chose et une autre, comme le font les médias. Si je vous dis "What else?", vous pensez à une marque de café. Quand la personne a fait le vide et a changé d’état, on recherche une expérience de sérénité dans sa mémoire, on établit un lien, on l’associe à une image, un geste ou une parole. Ensuite, quand la personne prononce le mot, elle se retrouve en état de sérénité. Ce qui est visualisé s’installe comme une réalité.
On ne peut pas changer les événements, mais on peut changer la perception de ces événements. C’est un voyage dans le temps qu’on revisite avec le recul des années.
Et ça marche?
Si c’est le mari qui vient me voir pour arrêter de fumer et faire plaisir à sa femme, ça ne marchera pas. On ne fait pas de magie. Mais de plus en plus de médecins nous envoient leurs patients pour des problèmes d’insomnie, de dépression, problèmes de poids ou d’addiction à la nourriture...
L’hypnose est une thérapie brève. Deux ou trois séances peuvent suffire pour traiter la timidité, le stress, mais il faut que la personne soit volontaire et motivée.
Est-ce vrai que l’on peut apprendre l’anglais sous hypnose?
Si vous avez parlé anglais avant ou si vous avez vécu en Grande-Bretagne, ça peut marcher. Avec l’inconscient on peut se souvenir de tout. On peut activer des événements dont on est porteur, faire revivre des choses du passé. Même un passé très lointain qui date d’avant notre naissance. On peut même se transposer dans une autre vie, dans le passé de nos aïeuls. Et parler anglais s’ils parlaient eux-mêmes anglais et si on est porteur de leur mémoire.
Y-a-t-il des risques?
Cela n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle. Le client n’est jamais inconscient. Au contraire, le but est qu’il se souvienne. C’est important sinon, il est frustré. Tout se fait avec l’accord de la personne. C’est elle la mieux placée pour trouver la solution qui lui convient le mieux par rapport à ses potentialités, et son savoir-faire. L’hypnose a beaucoup évolué ces dernières années. On y a ajouté la PNL, programmation Neuro-Linguistique. Elle est même utilisée par les anesthésistes à l’hôpital.
Comment êtes-vous devenue hypnologue?
J’ai découvert l’hypnose en tant que patiente pour gérer un problème d’attitude. Quand j’ai vu que ça marchait très bien, moi qui suis très cartésienne, j’ai eu envie d’apprendre et d’aider les autres à changer. Car les événements ne sont pas inchangeables. J’ai quitté mon poste de prof d’anglais et j’ai suivi une formation.
N’importe qui peut-il devenir praticien?
Tout le monde. En dix jours de formation, à raison de deux séances par mois. Ce n’est pas un don. C’est une technique de langage.
Comment reconnaît-on un bon d’un mauvais hypnologue?
Tout est dans le relationnel. Il faut avoir confiance. Un bon hypnologue est quelqu’un d’équilibré, serein et très à l’écoute de l’autre. C’est difficile, mais il faut aussi se fier à son ressenti et au bouche à oreille.
Le Centre Quintessence de Gradignan près de Bordeaux propose des cours en hypnose éricksonienne et en hypnose évolutive pour devenir praticien. 1.300€ la formation de patricien en hypnose. Plus d’informations sur le site http://www.centre-quintessence.com/ ou en contactant Nathalie Bourrel au 06 74 27 02 11.
On peut faire revivre des choses du passé. Même avant notre naissance. On peut même se transposer dans une autre vie, dans le passé de nos aïeuls. Quand j’ai vu que ça marchait très bien, moi qui suis très cartésienne, j’ai eu envie d’apprendre et d’aider les autres à changer.
par Christelle LASAIRES
Source : La Charente Libre, 22 février 2014,
http://www.charentelibre.fr/2014/02/22/chut-je-me-soigne,1881675.php

Note du CIPPAD : dans son site le Centre Quitessence se réfère à M. Ernset Rossi. En complément d’information nous vous invitons à lire le dossier "Hypnose Ericksonienne, hypnose quantique, auto-guérison, Ernest Rossi, psychobiologie, décodage biologique, dialogue créatif avec nos gênes, Institut Esalen, etc."