vendredi 16 mai 2014

Biofeedback - Lise Paradis plaide coupable

PHOTO FOTOLIA
Lise Paradis a plaidé coupable, mardi dernier, au palais de justice de Québec, à deux accusations de pratique illégale de la médecine qui avaient été déposées par le Collège des médecins.
La résidente de Québec a notamment diagnostiqué «une maladie vénérienne non guérie dans une autre vie» et «un problème au niveau de l'hépatite C au foie» à une «patiente» qui était en réalité une enquêteuse du Collège des médecins du Québec.
Mme Paradis s'est vu imposer une amende de 10 000$, soit 5 000$ par chef d'accusation. Elle a en outre signé une déclaration et un engagement de ne plus exercer la médecine.
En mai 2013, l'enquêteuse du Collège des médecins a consulté Mme Paradis, sur la 1ere Avenue, lui indiquant avoir mal sous les côtes et du côté droit. La «praticienne» l'a informée que c'était sa vésicule biliaire et que ce n'était pas grave.
L'enquêteuse a ajouté qu'elle ressentait des pincements entre le nombril et le sternum. Lise Paradis a alors affirmé que le lobe central du foie passait à cet endroit. Elle a installé à la «patiente» des sangles aux poignets, aux chevilles et à la tête, le tout relié à une machine SCIO, ainsi qu'à un ordinateur.
Appareil de biofeedback
Le SCIO est un appareil de biofeedback qui aurait la propriété de «scanner» le corps humain, afin de détecter les défaillances et le «rééquilibrer», selon ses tenants.
Lise Paradis a affirmé à l'enquêteuse que «cette machine dit tout ce qu'il y a dans le corps; pas besoin d'aller chez le médecin, c'est la nouvelle médecine sur terre et les gens ne veulent plus se faire couper en morceaux.»
Après quelques minutes d'analyse avec l'appareil SCIO, Mme Paradis a déclaré à sa «patiente» que «son cerveau était fatigué, qu'elle était déshydratée, que ses glandes surrénales étaient capables de digérer le stress et qu'il y avait une inflammation à sa vésicule biliaire».
Lise Paradis a également questionné la machine au sujet des ovaires de l'enquêteuse. C'est à ce moment qu'elle lui a parlé d'une «maladie vénérienne non guérie dans une autre vie qui a imprégné sa mémoire cellulaire». Son appareil SCIO allait «tout reconnecter».
Le Journal n'a pu joindre Mme Paradis.
JOHANNE ROY

Source : Journal du Québec, 15 mai 2014,
http://www.journaldequebec.com/2014/05/15/lise-paradis-plaide-coupable