samedi 31 mai 2014

Institut français d'étiopathie: «Dans mon cabinet, je soigne même des médecins»

L'Institut français d'étiopathie, présidé par Jean-Paul Moureau, organise à Toulouse, hier et aujourd'hui, le 38e congrès international d'étiopathie. Cette discipline médicale est en plein essor, notamment depuis la sortie en octobre du livre de Jean-Paul Moureau, «Soigner autrement» (Seuil). Et pour cause quand on compte parmi ses patients Nicolas Sarkozy et bien d'autres politiques, des industriels, des artistes mais aussi nombre de médecins, convaincus par cette approche.
Qu'est-ce que l'étiopathie ?
C'est une médecine qui recherche la cause de la souffrance, au lieu de s'évertuer, comme toutes les médecines classiques, à soigner ses effets. Grâce à un outil, l'analyse étiopathique, elle détermine cette cause qui peut être éloignée de ce qui fait mal. On identifie trois catégories de causes : celles qui sont curables, celles que l'on peut modifier, puis celles qui sont liées à la génétique, comme le cancer. Si la pathologie relève de notre ressort, nous la traitons à l'aide d'une thérapie manuelle. La main est un outil d'une très grande efficacité.
Quelle est votre formation ?
J'ai passé deux ans en faculté de médecine avant de constater que ça ne me satisfaisait pas. Puis j'ai découvert l'étiopathie, une discipline fondée en 1963 par Christian Trédaniel. Il faut dire que, petit, j'étais fasciné par ma tante, rebouteuse, en Camargue où je suis né. Je me suis installé à Paris et j'ai collaboré avec un hôpital qui a tout de suite été intéressé. D'ailleurs, dans mon cabinet, je soigne beaucoup de médecins, chirurgiens, pharmaciens qui, eux, ne prennent jamais un médicament.
Pour autant la discipline n'est pas reconnue officiellement ?
Oui et en quarante ans d'exercice, j'ai fait l'objet de trois procès à l'initiative de l'institution médicale principalement. Mais la discipline rentre à présent dans les mœurs.
Il existe une faculté à Toulouse...
Une faculté qui a dix-huit ans. Il y en a quatre en France. Au bout de six ans, on en sort avec une formation d'étiopathe.
Source : La Dépêche, 31 mai 2014,
http://www.ladepeche.fr/article/2014/05/31/1891673-dans-mon-cabinet-je-soigne-meme-des-medecins.html

Note du CIPPAD : on notera que la position de l’Etat français en la matière est sensiblement différente de l’analyse présentée ici par le Président de l'Institut Français d'Étiopathie.

À lire également : Jean-Paul Moureau soigne sa réputation & Jean-Paul Moureau – Ces mains qui soignent le Tout-Paris.