vendredi 30 mai 2014

Ouverture du premier salon de luxopuncture à Armentières

Après un parcours de plus de vingt ans dans le commerce, Gilles Beaugrand vient d’ouvrir un salon de luxopuncture. La luxopuncture agit sur les points réflexifs du corps. Un peu comme l’acupuncture, mais avec des différences essentielles. Les explications avec le nouveau commerçant.
C’est un concours de circonstances qui a amené Gilles Beaugrand à ouvrir son salon de luxopuncuture, derrière l’église Saint- Vaast. « Pendant vingt ans, j’ai tenu un magasin de décoration d’intérieur, tout près de la Grand-place, rue de Lille, La Boutique artisanale. Après quelques expériences comme étalagiste ou vendeur, je suis venu à la luxopuncture tout à fait par hasard. En lisant de la documentation. »
Gilles Beaugrand ne parle pas de coup de foudre, ni de préjugé favorable. Loin de là. « Je me suis donné deux mois avant de prendre une décision. Pendant ces deux mois, j’ai fait des recherches sur Internet en ne cherchant que les commentaires négatifs sur le produit. J’ai tout tapé sur les moteurs de recherche, zen,réflexe, luxothérapie. Comme je n’y connaissais rien, comme je suis quelqu’un de méfiant, je voulais connaitre le produit. En deux mois, je n’ai rien trouvé. »
Méfiant jusqu’au bout des ongles, le nouveau commerçant a même décidé de jouer les cobayes. « Si ça marche sur moi, ça doit marcher sur les autres. Comme j’avais des problèmes personnels en plus des problèmes professionnels, comme je suis quelqu’un de stressé, et comme j’avais envie de perdre un peu de poids, j’ai essayé. Quatre séances ont suffi pour me convaincre. »
Soutenu par une collègue qui collabore avec lui sur le cabinet d’Armentières avant d’ouvrir le sien à Merville, Gilles Beaugrand met en avant les vertus ce cette thérapie pour les addictions (tabac, alcool, alimentation). « Les résultats sont connus et reconnus. No- tamment en ce qui concerne le tabac et la perte de poids. C’est une simple remise en route du système hormonal. Redonner au corps la production d’hormones dont il se prive par ces addictions ou ces excès alimentaires. »
Jouant sur la mode de la recherche de bien-être dans une société de plus en plus stressante et dans un univers marketing qui pousse à la consommation, le nouveau commerçant espère se constituer une clientèle par le bouche à oreille et une opération commerciale de départ. « Et puis les gens n’osent pas aller vers l’acupuncture à cause du contact avec l’aiguille. »
La technique de la luxopuncuture n’a rien à voir avec l’acupuncture. Gilles Beaugrand ne le nie pas, reconnaissant aux acupuncteurs leurs années de formation avant de pouvoir s’installer. Pour utiliser son appareil, Gilles Beaugrand n’a eu besoin que... d’une journée de formation. « C’est court ? Oui, par rapport aux professionnels médicaux. Mais nous n’utilisons pas tous les points de l’acu- punture. Durant cette journée, nous prenons conssaissance de l’appareil, effectuons des essais, recherchons les points. En fait, dans chaque appareil, il y aun protocle à suivre. On nous indique sur écran les points, le temps d’exposition en fonction de ce que le client recherche (perte de poids, addic- tion, bien-être, stress, etc .). »
La différence entre les deux tient à la précision et à l’outil. Une aiguille pour un acupuncteur, un stylo qui envoie un faisceau d’infrarouge indolore, « sans aucun risque, garantit Gilles Beaugrand. Ça donne juste une sensation de chaleur. » Pour les soins, la durée varie en fonction des programmes de recherche de bien-être. Comme chez tous les praticiens de médecine douce, la première séance est consacrée à une large discussion, une forme de bilan qui permet de faire le point avec le client.
Conquis par son nouveau job, Gilles Beaugrand compte sur la proximité pour développer son cabinet : distribution de flyers, journées portes ouvertes et bouche-à-oreille.
À moins qu’il ne soit lui-même son meilleur slogan. « Depuis la mise en place du projet, je me suis plongé dans les parutions sur les méde- cines douces. Ça fait trois ans et demi que je prends des médicaments et j’en ai assez. J’en arrive maintenant à oublier mes somnifères. Et, même mon médecin m’encourage à lever le pied. » Une sorte d’autopublicité dont l’ancien commerçant du centre-ville compte bien bénéficier.
Mise au point des autorités médicales
Dans son argument de vente, la société Luxomed met en avant l’utilisation de la technique de luxopuncture au Sablier. Cette structure, spécialisée dans la luttte contre l’alcoolisme et les addictions (tabac, cyber, etc.) était installée à Lomme auparavant. En 2009, elle a rejoint la clinique de la Mitterie. À la direction de la clinique, on est formel « La luxopuncture n’est pas utilisée ici. »
La mise au pied est très précise.
« Si la luxopuncture a été utilisée au Sablier, ça n’a pu être que sur le site de l’avenue de Dunkerque, à Lomme. Aucun des médecins qui travaillent à la Mitterie ne travaillait à Lomme à l’époque et aucun d’eux n’utilise cette technique. On n’utilise pas d’ailleurs de médecine chinoise, comme le shia tsu ou l’acupuncture. Les traitements que nous mettons en place pour les différentes dépendances sont tous reconnus et établis par la communauté scientifique. La communauté scientifique regroupe tous les professeurs, médecins, universitaires qui publient sur le sujet, mais aussi les sociétés médiacles qui regroupent les spécialistes. Le Sablier ne peut pas être associé à un argument marketing. Et d’ailleurs se défend bien de l’être. Tous nos rè- glements ou protocoles existant le sont avec l’aval du CHU. Nous n’avons pas vocation à promouvoir une technique. »
Par MICHEL VIEUX
Source : La Voix du Nord, 29 mai 2014
http://www.lavoixdunord.fr/region/armentieres-ouverture-du-premier-salon-de-luxopuncture-video-ia11b49726n2171748