lundi 9 juin 2014

La Mésothérapie - Peu, rarement
 et au bon endroit

Mésothérapie ponctuelle systématisée, une des techniques d’injection, pour traiter des douleurs au tendon d’Achille
Qu’est-ce que c’est ?

Inventée en France dans les années 1950
par le médecin Michel Pistor, la mésothérapie est une technique consistant à injecter de faibles doses de médicaments dans
la peau. Grâce à une aiguille de 4 à 13 mm, à proximité de la zone à traiter, l’action est
très localisée. La mésothérapie à visée thérapeutique cible en priorité le traitement de
la douleur et d’une vaste famille de troubles
allant des acouphènes au zona, en passant
par les infections ORL à répétition. La mésothérapie à des fins esthétiques est, quant à elle, proposée dans le traitement de la cellulite, du vieillissement cutané, de l’alopécie (chute des cheveux)...
Combien de praticiens ?

Entre 10 000 et 15 000, parmi lesquels seuls 2 000 environ sont titulaires d’un DIU validé par le Conseil de l’Ordre en 2003. La liste des praticiens qui le sont, est disponible sur le site de la Société française de mésothérapie.
L’efficacité est-elle prouvée ?
La mésothérapie ne peut guère se flatter d’avoir fait éclore une moisson de travaux scientifiques destinés à l’évaluer. À ce jour, « une seule étude, publiée en 2009 dans la revue anglaise Arthritis Rheumatology et portant sur la tendinopathie calcifiante symptomatique de la coiffe des rotateurs (la tendinite de l’épaule), est méthodologiquement acceptable, assure Bruno Falissard. Rien ne permet, par conséquent, de confirmer ou d’infirmer l’intérêt de cette approche thérapeutique dans au moins une de ses indications. Par ailleurs, la sécurité de cette méthode n’est pas non plus prouvée par des études scientifiques rigoureuses, ce qui doit inciter à la prudence. » Bref, l’utilité de la mésothérapie reste hypothétique.
Source : Article du dossier « MÉDECINES ALTERNATIVES, ce qu’en dit la science », Revue Science & Santé de l’INSERM, mai-juin 2014.