dimanche 24 août 2014

L’archêveque veut vérifier "l'exactitude" des critiques sur le restaurant de la Bonne mère

Pas encore de retour à Marseille, l'archevêque Georges Pontier a tout de même tenu à réagir par écrit à notre article concernant le restaurant de Notre-Dame de la Garde. Ce dernier fait partie d'un réseau d'établissements baptisés l'Eau-vive, qui a fait l'objet d'un "livre noir" par l'Avref, une association de lutte contre les dérives sectaires. "Le caractère récent de cette publication nécessite de vérifier l’exactitude et la pertinence des propos tenus. Cela demande du temps, de la rigueur et de l’impartialité. A ce jour, je n’ai eu connaissance directement d’aucune plainte de cet ordre", commente Mgr Pontier. Le document - ainsi qu'un témoignage que nous avons recueilli à Marseille - fait état d'horaires à rallonge et d'un isolement organisé des "travailleuses missionnaires", les femmes majoritairement originaire de pays du Sud qui y officient.
Georges Pontier, qui a été saisi par l'Avref en tant que président de la conférence des évêques de France, reconnaît en des termes choisis que le livre noir "pose la question importante du rapport entre des libertés individuelles et un projet de vie religieuse défini par des constitutions et accepté par ceux qui s’y engagent". Les "travailleuses missionnaires", membres de la Famille missionnaire Donum Dei ne sont en effet pas des religieuses mais relèvent de ce qu'on appelle le tiers ordre, des laïcs qui se rattachent à une congrégation chrétienne. Ce qui ne justifie par leur absence de numéro de sécurité sociale...
L'archevêché n'a en revanche pas de lien direct avec la gestion du restaurant puisque c'est une association loi 1901, le domaine Notre-Dame de la Garde, qui est responsable des aspects commerciaux, comme pour la boutique de la basilique.
Par Julien Vinzent,
Source : Marseille Actu, 22 août 2014,
http://www.marsactu.fr/societe/restaurant-de-la-bonne-mere-larcheveque-veut-verifier-lexactitude-des-critiques-35989.html

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