vendredi 29 août 2014

Le t-shirt rayé à étoile jaune de chez Zara provoque la colère des internautes

POLEMIQUE - Le t-shirt de la marque, nommé "shérif" en raison de l'étoile jaune qu'il arbore, est loin d'être passé inaperçu sur les réseaux sociaux en raison de la ressemblance du modèle au design douteux avec les pyjamas rayés portés par les prisonniers juifs dans les camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale.
Voilà un bad buzz dont ce serait bien passé la marque de vêtements espagnole en cette rentrée. Elle s'est récemment vue dans l'obligation de retirer sa marinière à rayures bleues et blanches flanquée d'une grosse étoile à six branches sur la poitrine après le tollé provoqué par sa ressemblance avec l'étoile imposée aux Juifs par les nazis. Mis en vente sur Internet, le vêtement n'a été disponible que quelques heures sur sa boutique en ligne. La faute de goût a rapidement été repérée par des internautes et leurs très nombreuses critiques - notamment l'apparition du hashtag #BoycottZara - ont amené la marque à s'excuser sur Twitter, avant de s'exprimer via un porte-parole officiel.

Un scandale récurrent
"Le design original est inspiré des étoiles de shérif des westerns américains, souvent dorées à six branches, a fait valoir la porte-parole. Le design original n'a rien à voir avec les connotations qui y ont été associées. Nous comprenons qu'il existe une sensibilité à ce sujet et bien entendu nous nous excusons auprès de nos clients", a-t-elle ajouté. "Nous ne voulons qu’aucun de nos produits ou designs soit perçu comme étant irrespectueux ou offensant. Zara est une entreprise dans laquelle plus de 180 nationalités, cultures, origines et religions différentes, travaillent ensemble afin de représenter le monde moderne", a notamment indiqué la direction auprès de Libération.

Malgré ces explications, difficile de ne pas voir une ressemblance flagrante avec l'étoile jaune que les Juifs ont dû porter en Allemagne et dans d'autres pays occupés par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale. Quant aux rayures verticales, elles ne sont pas sans rappeler celles des prisonniers de camps de concentration. La marque espagnole, qui appartient au groupe Inditex, avait déjà été vertement critiquée en 2007 pour un scandale similaire. Elle avait mis en vente un sac brodé avec une croix gammée. Zara s'était alors défendu en expliquant ne pas l'avoir remarqué sur ce sac fabriqué par un de ses fournisseurs avant d'ajouter qu'il s'agissait d'une Svastika indienne.