mardi 9 septembre 2014

À lire - Médecines douces, le livre choc

En 1980, l’acteur Steve McQueen (La grande évasion, les 7 mercenaires…) meurt d’un cancer. Après avoir été chercher au Mexique la guérison par les plantes, plus exactement par le laetrile, vanté par le «docteur» Ernesto Contreras qui revendiquait 26.000 patients guéris ainsi. Un mensonge.

On sait désormais véritablement simuler une scéance d’acupuncture, avec des fausses aiguilles, semblables aux vraies, qui se rétractent dans le manche après avoir légèrement comprimé la peau, faisant croire au patient qu’il bénéficie de ce traitement. Un dispositif qui permet de réaliser des expériences comparant l’efficacité de l’acupuncture à celle d’un placebo. Résultat ? C’est pareil. Les patients guérissent, ou non, au même rythme et avec le même taux dans les deux cas. Conclusion ? Si l’acupuncture et un pur placebo ont les mêmes conséquences, c’est tout simplement que l’acupuncture est un placebo. Ni plus ni moins.

Qu’est-ce qu’un placebo ? Un traitement simulé. De l’eau pure en guise de médicament par exemple. Ou les petites granules sucrées de l’homéopathie qui, comme l’indique l’étiquette des tubes, ne contiennent effectivement que du sucre, à 85% du saccharose et à 15% du lactose et rien d’autre (pour être plus précis, on doit bien pouvoir trouver une, et une seule, molécule de cœur ou de foie de canard dans un granule d’Oscillococcinum sur mille, le «remède» contre la grippe qui rapporte des millions d’euros à l’entreprise Boiron). Faisant ainsi du seul canard utilisé dans la fabrication annuelle d’Oscillococcinum le plus rentable du monde.

Pour lire l’article en entier activer le lien ci-dessous:
Source : Blog Sciences2, par Sylvestre Huet, Libération, 4 septembre 2014,
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/09/m%C3%A9decines-alternatives-le-livre-choc.html

Médecines douces : info ou intox ?