mardi 30 septembre 2014

Satanisme - Esclave sexuelle, elle raconte son calvaire

Elle a vécu l’horreur pendant près de dix ans. Annabelle Forrest, (un nom d’emprunt), une Britannique âgée d’une vingtaine d’années a grandi dans une secte dirigée par son beau-père et sa mère. Abusée sexuellement par ces derniers et obligée de se prostituer pour récolter des fonds pour l’or- ganisation, elle raconte son calvaire dans un livre qui vient de sortir en Grande-Bretagne, et dont le « Daily Mail » vient de publier des extraits.

« J'avais 11 ans quand j'ai été violée pour la première fois. Le pire est qu'on m'a fait croire que c'était ce que je voulais vraiment faire (...) ils m'ont raconté que c'était mon che- min. Sinon, j'irais tout droit en enfer », témoigne d’abord Annabelle Forrest dans « The Devil on the Doorstep : My Escape From a Satanic Sex Cult ». Son agresseur n’est autre que Colin Batley, son beau-père et le gourou de la secte Kidwelly, du nom du petit village du Pays de Galles où vivait Colin Batley. « On n'osait même pas le regarder dans les yeux. Tout le monde devait faire ce qu'il disait. Il me demandait souvent si j'aimais bien avoir des relations sexuelles avec lui. J'étais obligée de répondre oui, sinon il pouvait me tuer », poursuit la jeune femme au sujet de son beau-père.
« J'allais à l'école le jour et j'étais une esclave sexuelle la nuit »
C’est dès l’âge de 7 ans que la Britannique a subi l’influence de la secte Kidwelly. Au total, la jeune femme aurait été for- cée à avoir des rapports sexuels avec 1 800 hommes. « J'al- lais à l'école le jour et j'étais une esclave sexuelle la nuit. A un moment donné, j'ai même pensé à me suicider », ajoute Annabelle Forrest. A 17 ans, enceinte, elle réussit à s’enfuir et dénonce enfin ses bourreaux. En 2011, Colin Batley et Jacqueline Marling ont été condamnés respectivement à 12 ans et 11 ans de prison. « Je voulais les entendre avouer qu'ils étaient coupables dans cette affaire. Mais ils ne l'ont pas fait. Ils ont préféré dire que c'était ma faute (...) Mais je ne vais sombrer dans la dépression. La vie continue. Je ne veux juste plus jamais les revoir », conclut Annabelle Forrest.
Source : Elle, 22 septembre 2014,
http://www.elle.fr/Societe/News/Esclave-sexuelle-elle-raconte-son-calvaire-dans-un-livre-2807422