vendredi 28 novembre 2014

Libourne - Aromathérapie, hypnose : l’hôpital aux petit soins

Massages, parfums diffusés, hypnose... des pratiques originales voient le jour à l'hôpital.

Sans tomber dans la nosocomephobie (peur panique de l'hôpital), ils sont nombreux à se sentir mal à l'aise voire à frissonner à l'idée d'investir un centre de soins. Du coup, pour ne pas s'afficher comme le temple de la vilaine seringue qui pique ou de l'odeur médicamenteuse à tous les étages, l'hôpital innove, imagine, se repense pour un meilleur bien-être de ses patients. En témoignent les différents thèmes qui vont être présentés, aujourd'hui, lors de la troisième journée soignante, organisée parle centre hospitalier Robert-Boulin et dont l'objectif « est de faire partager ce qu'il se fait dans chacun des services » dixit Monique T., coordinateur général et directeur des soins.
Et il s'en fait, des choses. Saviez-vous par exemple que l'aromathérapie fait, depuis quelques mois, doucement sa place au sein de l'établissement médical libournais ? Au service oncologie, qui ne fleure pas franchement le bonheur puisqu'on y traite des cancers, une infirmière a eu l'idée que soigner passait également par le nez et le toucher.
Diffuseurs d'odeurs
« Dans notre ambition d'innovation, on se pose la question de comment améliorer la "bientraitance" de nos patients, explique Nathalie A., cadre supérieur du pôle santé publique. À l'hôpital, il y a des odeurs particulières. Là, avec la diffusion de bonnes odeurs, ils ont l'impression d'arriver dans un endroit différent. »
Au secrétariat, dans les couloirs et peut-être dans les chambres prochainement, des diffuseurs titillent les narines des malades ou de leur famille. Un petit plus pour leur bien-être. Et ce n'est pas tout. Le service de cancérologie a également mis en place des «massages » « parce qu'outre le nez, le toucher peut aussi être important dans l'accompagnement des traitements mis en place », reprend Nathalie A.
Autre exemple, celui de l'hypnose. Point de pendule, évidemment qui se balance devant les yeux du patient pou l'aider à plonger dans son inconscient. Non là, il s'agit de l'hypno analgésie pratiquée dans les soins ou plutôt en amont des soins.
L'hypno analgésie
Depuis plus d'un an désormais, plusieurs services de l'hôpital Robert-Boulin ont adopté cette pratique pour le moins originale afin d'améliorer le confort de ses visiteurs. « Tous les personnels soignants qui s'en servent ont suivi une formation au préalable, indique Monique T. [...]
Source : Extrait de Sud Ouest, 25 novembre 2014
Note du CIPPAD : pour les patients atteints par cette redoutable maladie nous ne sommes pas vraiment sûrs que   « soigner passe[ait] également par le nez et le toucher ». Mais le ridicule, toujours bien, semble être devenu beaucoup moins dangereux.
Il ne serait pas inintéressant non plus de savoir comment, en cette période d’opulence économique, l’hôpital public finance cette singulière « ambition d'innovation » ?