jeudi 25 décembre 2014

Guérisseur spirituel - Prise d'otages à Sydney : ce qu'on sait de Man Haron Monis

L'homme qui a pris en otages 17 personnes pendant 16 heures dans un café Lindt à Sydney était connu des services de police.
Man Haron Monis a pris en otage 17 personnes pendant 16 heures dans le café Lindt du quartier d'affaires Martin Place à Sydney. Il a été tué, ainsi que deux autres otages, aujourd'hui présentés comme des héros par les Australiens. Après l'assaut, le temps des questions. Ce drame aurait-il pu être évité, d'autant que le preneur d'otages s'était déjà fait remarquer par les autorités.
En novembre 2013, cet Iranien de 49 ans, réfugié en Australie depuis 2006, avait été inculpé pour complicité dans l'assassinat de son ex-femme.
Depuis, il était en liberté surveillée sous caution dans cette affaire. Plus récemment, il avait été condamné pour avoir envoyé des lettres d'injures aux familles de soldats australiens morts en Afghanistan. Dans cette affaire, il avait été condamné à 300 heures de travaux d'intérêt général.
L'homme est aussi cité dans des dizaines d'agressions sexuelles, à l'époque où il se définissait comme un "guérisseur spirituel". Il se qualifiait comme un expert de "l'astrologie, la numérologie, la méditation et les magies noires". Le Premier ministre australien l'a décrit ce mardi, évoquant un homme au "lourd passé de violences criminelles, d'attirance pour l'extrémisme et d'instabilité mentale". Converti récemment au sunnisme, selon sa page Wikipédia, il s'était plongé dans un islam radical.
Pour autant, Man Haron Monis n'a rien d'un terroriste aguerri. Ses revendications très disparates - obtenir un drapeau de l'Etat islamique et une rencontre avec le Premier ministre Tony Abbott – laissent à penser qu'il n'appartenait à aucune organisation terroriste. Sur son compte Twitter, il saluait fréquemment les actions de Daesh. Sur son site internet, désormais suspendu par les autorités australiennes, il se faisait appeler "Cheikh Haron" et expliquait que même si les autorités faisaient pression sur lui pour qu'il arrête ses actions, "si Dieu le veut, Man Haron Monis n’arrêtera pas ses actions contre l’oppression". Une présence importante sur les réseaux sociaux qui avait accueillie 14.000 likes sur Facebook. 
Source : Atlantico, 16 décembre 2014,
http://www.atlantico.fr/pepites/prise-otages-sydney-qu-on-sait-man-haron-monis-1908102.html