lundi 5 janvier 2015

La Chapelle-Heulin - Ecole : le non de l’opposition à la sophrologie

Dans un communiqué, suite au conseil municipal (lire ci-dessous*), les élus de l’opposition précisent leur vote (trois contre et une abstention) sur les projets éducatifs concernant l’enfance et son financement. La commune a sollicité les compétences d’associations et prestataires indépendants pour animer les TAP (temps d’activités périscolaires).
Au programme : éveil musical, art visuel et sophrologie. Cette dernière avait été visée par Thérèse Hallereau. “Une thérapie n’est pas une activité culturelle. Ce que je dis ne remet absolument pas en cause les compétences de la sophrologue dont les services sont sollicités, indique l’élue de l’opposition. “Par définition, la sophrologie n’est pas une activité, c’est une thérapie qui vise à dominer les sensations douloureuses et le malaise psychique, par des techniques proches de l’hypnose.”
Thérèse Hallereau indique qu’elle a sollicité l’avis d’une psychologue sur le sujet : “Cette spécialiste m’a précisé que la sophrologie est une thérapie individuelle et non collective, qui peut dans certains cas bien précis convenir à l’enfant, toujours après accord des parents”. Conséquence : “Je m’oppose donc fermement au projet”.
Pour sa collègue, Elisabeth Moulard, “certains élus se sont voulus rassurants, voire littéraires en proposant de parler plutôt de relaxation que de sophrologie. In fine, ce projet est adopté par la majorité municipale qui laisse aux récalcitrants le loisir de se poser la question des conséquences possibles pour l’enfant”.

* Activités péri-scolaires. Des conventions pour la venue d’intervenants extérieurs concernant les temps d’activités péri- éducatives ont été passées avec l’école de musique Fortissimo, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Les partenaires sont l’école de musique Fortissimo (expressions rythmes et voix), des professionnels de l’art visuel et des activités de relaxation. Dans les rangs de l’opposition, trois des quatre élus ont voté contre, le quatrième s’abstenant (deux absentions au total). Un budget de 5 000 euros avait été prévu pour ces interventions extérieures. C’est une somme de 2 660 euros qui a été pour le moment utilisée.
Source : L’Hebdo de Sèvre et Maine, 27 novembre 2014

À lire également :