mardi 2 avril 2013

Auray. Depuis un an, elle se bat pour retrouver son fils

Dans la nuit du 1er au 2 avril 2012, Kevin Fauvel, 27 ans, originaire d'Auray (56), disparaissait de sa communauté utopique de Jansiac, dans les Alpes-de-Haute- Provence. Sa mère se bat pour connaître la vérité.

Par Marc Revel
 On ne sait toujours pas ce qui s'est passé, la nuit du 1er au 2 avril 2012 dans le huis clos autarcique de la communauté de Jansiac, sur les hauteurs de Sisteron (04). Après y avoir passé la soirée, Kevin Fauvel, qui avait fait ce choix de vie depuis deux ans et demi, a disparu sans laisser de traces. Seuls témoignages de son passage à Jansiac, son camion et ses papiers d'identité, restés derrière lui. Pas de témoins, pas d'indices permettant de privilégier quelque piste que ce soit. Depuis, pour retrouver son fils, sa mère, Corinne Richard, se bat vent debout. Contre la communauté, d'abord. Une dizaine de personnes, vivant là depuis 1971, « selon l'utopie du philosophe inuit Aper Sonn », comme l'explique celui qui la dirige et qui se fait appeler Diogène. « La Nef des Fous », revendique-t-il, retirée du monde au bout d'une piste à peine carrossable, à flanc de montagne, impraticable jusqu'à la fin du printemps.

Doutes sur l'enquête
 
Dès la
disparition de son fils, elle a porté plainte contre X pour non-assistance à personne en danger, auprès du parquet de Digne. Dans le collimateur, la communauté qu'elle accuse de dérive sectaire. D'après un témoignage recueilli auprès d'un membre du groupe, son fils « n'était pas bien depuis un moment, tenait des propos incohérents. Il est clair qu'il y avait une emprise psychologique de la part du chef du groupe, qui le dévalorisait ». Si elle a finalement réussi à récupérer le camion de Kevin, après une longue bataille, elle se heurte au mutisme du groupe, dont un des membres s'était déjà donné la mort, il y a quelques années. Un an après la disparition de Kevin, aucun mouvement bancaire, aucune trace au niveau de l'assurance-maladie. Quant à l'enquête, Corinne Richard estime qu'elle « n'a pas été bien menée ».
 
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Source : Le Télégramme, Côte d’Armor, 2 avril 2013