mercredi 6 mars 2013

Acupuncture, hypnose: oui mais…

Pour l’Académie de médecine, il s’agit de techniques qui, dans certains cas, peuvent compléter les traitements prescrits.

Les thérapies complémentaires « doivent rester à leur juste place ». L’Académie nationale de médecine a présenté, hier, les conclusions d’un rapport dans lequel elle a évalué quatre techniques auxquelles les patients ont souvent recours : l’acupuncture, la médecine manuelle (ostéopathie et chiropraxie), l’hypnose et le tai chi.

            L’Académie recommande d’y avoir recours uniquement après un avis médical et de les accepter « qu’avec extrême prudence » s’il s’agit d’un premier traitement. L’institution insiste : « Ce ne sont pas des médecines, mais des techniques (...) pouvant rendre certains services. »

            S’appuyant sur des études anglo-­saxonnes, elle note que l’acupuncture procure un bénéfice pour venir à bout des céphalées : « Elle est au moins aussi efficace que les traitements médicamenteux et entraine moins d’effets néfastes. » Cette technique peut également soulager les patients souffrant de lombalgie, d’arthrose des membres inférieurs ou encore les femmes enceintes, lors des douleurs liées à l’accouchement.

            Au sujet de l’hypnose, l’Académie note qu’elle peut soulager les effets secondaires des chimiothérapies anticancéreuses. Cette technique est pourtant utilisée dans bien d’autres cas (douleurs dentaires, nausées, fatigue, dépression...) par les centres hospitaliers : « il est possible que de nouveaux essais viennent démontrer l’utilité de l’hypnose dans d’autres indications »,  note prudemment l’institution.

            En attendant, l’Académie de médecine pointe plusieurs difficultés. Difficile, par exemple, d’estimer le nombre de pratiquants de l’hypnose thérapeutique en France (entre 500 et 3 000). Ou encore le grand nombre d’ostéopathes par rapport à la population : plus de 17 000 professionnels et  2 500 nouveaux diplômés par an.

Source : Ouest-­France, 6 mars 2013, 
ACADEMIE NATIONALE DE MEDECINE, Rapport du 5 mars 2013, THÉRAPIES COMPLÉMENTAIRES