mardi 28 janvier 2014

Le coaching : une profession aux limites floues

Par Lucie Puyjalinet
 
Les chefs d’entreprise, les couples en détresse et les célibataires endurcis font de plus en plus appel à leurs services. Les coaches ont la cote et leur profession se développe à vive allure. Ils sont des milliers en France et de plus en plus d’entre eux exercent en province, notamment dans le Vaucluse. Rassemblés dans des cabinets ou travaillant en solitaire, ils proposent d’accompagner les particuliers ou les entreprises pour les éclairer sur leurs problèmes, leurs forces et leurs faiblesses. Pour Isabelle Charron, coach basée sur Avignon : « Nous sommes des révélateurs, des guides mais ce sont nos clients qui ont les réponses en eux. »
Un public majoritairement féminin
Inspirés par leurs homologues sportifs, les “nouveaux” coaches s’intéressent principalement à l’avenir du client. Ils proposent des actions directes sur le terrain pour améliorer son quotidien. «Quand on me contacte, je fais d’abord un état des lieux avec la personne. Pourquoi elle me contacte ? Ce qu’elle veut changer ? Puis on établit un plan d’actions. Je propose des exercices et on fait le compte rendu ensemble » explique Isabelle Charron. S’il n’y a pas vraiment de critères d’âge, les coaches interrogés remarquent que la clientèle est majoritairement féminine. « 80 % de mes clients sont des femmes qui me contactent grâce au bouche à oreille. Et mon premier travail, c’est de mettre les bons mots sur ce qui les trouble » remarque Muriel Biggi-Salazar, coach de vie et énergéticienne dans la région. Les profils des coaches sont eux très différents : passionnés, reconvertis ou/et autodidactes. Mais il n’y a pas véritablement de formations officielles et reconnues pour exercer ce métier.
Des formations souvent privées et payantes
« J’ai suivi une formation sur une année. Les écoles sont principalement privées et cela coûte environ 5000 euros mais il y a aussi des formations universitaires. Le bon côté, c’est qu’on nous met directement dans la peau d’un coach », raconte Isabelle Charron. À la fin de la session, il y a un examen et les participants reçoivent un diplôme qui n’est pas reconnu par l’État mais qui valide une expérience et qui permet de se déclarer coach. Des dérives sont donc possibles et il est difficile de discerner les qualifications de ces accompagnateurs.
Pour Muriel Biggi-Salazar : « Il faut faire attention aux beaux parleurs. La légitimité, on la prouve par son expérience et par les retours qu’on peut avoir des clients. »
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Source : Vaucluse Matin, 28 janvier 2014,
http://www.ledauphine.com/vaucluse/2014/01/28/le-coaching-une-profession-aux-limites-floues