mardi 29 avril 2014

Niort - Le marché du bien-être dope les auto-entrepreneurs

Réflexologie ou “  amma assis  ”  ? Les visiteurs de l’Espace bien-être de la Foirexpo ont le choix. Des activités surfant sur un marché en vogue.
Séance matinale de réflexologie plantaire. Par petites pressions du pouce sur le pied. Ce dimanche, comme tous les jours de la Foirexpo, Francine P. propose son savoir-faire gratuitement aux visiteurs. Cette Bressuiraise dispose, pour la deuxième année consécutive, d'un stand à l'Espace bien-être où les métiers se démultiplient. Vrai phénomène de société dans lequel Francine P. s'est engagée dès 2007, à l'âge de 55 ans. L'ancienne fonctionnaire territoriale a fait le choix de s'investir totalement dans la réflexologie sous la forme de l'auto-entreprise  : « C'était inconcevable d'associer les deux métiers, dit-elle. Mon nouveau travail est une vraie pratique dans lequel il faut beaucoup de ressenti. Il n'y a pas que de la relaxation ». Formation à l'école Anjou réflexologie (environ 3.000  €), à raison de trois jours par mois, « sans compter le travail personnel », pendant un an et demi. Sa petite entreprise installée dans son propre domicile, un site internet pour se faire connaître, Francine P. limite délibérément son activité professionnelle (complétée par un approfondissement de la réflexologie faciale), à quatre ou cinq clients quotidiens (à raison d'une heure ou plus chacun), venus souvent pour des questions de stress ou d'insomnie  : « Je suis maintenant à la retraite, dit-elle, mais je pourrais vivre sans ». Un seul regret  : « Ne pas avoir commencé plus tôt ».
Viser les entreprises
Plus difficile le parcours professionnel de Michelle B., à Béceleuf. Cette autre auto-entrepreneuse en réflexologie a dû fermer en octobre dernier le cabinet qu'elle avait ouvert deux ans plus tôt  : « Le démarrage est très difficile, reconnaît-elle. Quand on commence cette activité, on a vraiment besoin d'expérience avant de s'installer. » Aujourd'hui, elle se rend au domicile de ses clients, « de manière transitoire » espère-t-elle. Autre discipline relevant du bien-être, l'amma assis, un art traditionnel japonais  : Claire R., originaire de Chauray, propose une revitalisante séance sur sa chaise relaxante pour « réorganiser et harmoniser les énergies ». Elle aussi privilégie l'intervention à domicile mais elle milite pour l'ouverture à un autre marché  : les entreprises. Visiblement, localement, la culture zen a du mal à pousser les portes des bureaux.
nr.niort@nrco.fr, Jean Rouziès

Source : La Nouvelle République, Deux-Sèvres, Niort, 28 avril 2014
http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2014/04/28/Le-marche-du-bien-etre-dope-les-auto-entrepreneurs-1887846