dimanche 31 août 2014

Emprise - Le gynécologue d' Alès mis en examen pour viols aggravés

Le médecin accusé par 9 de ses patientes de viols lors de consultations dans son cabinet de gynécologie a été mis en examen. Laissé libre, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer.
Un gynécologue d'Alès a été mis en examen pour viols aggravés.
Neuf de ses patientes avaient déposé plainte pour viols et agressions sexuelles.
Placé sous contrôle judiciaire, le médecin a interdiction d'exercer, de quitter le territoire et d'entrer en contact avec ses anciennes patientes.
L'affaire remonte au mois de février 2014, deux femmes s'étaient plaintes auprès du conseil de l'ordre, des agissements de leur médecin gynécologue exerçant à Alès dans le Gard. Sans aucun résultat.
Ses pratiques médicales douteuses ont fait l'objet d'une enquête menée par le SRPL de Montpellier.
les plaintes portent sur la période 19 90 / 2013.
Le médecin a été placé en garde à vue pendant 48 h 00 avant que sa mise en examen ne lui a été signifiée par un juge d'instruction.
Si sa culpabilité est avérée, Il encourt jusque 15 ans de réclusion.
Par Laurence Creusot

Source : FR3 Languedoc Roussillon, 11 juillet 2014,
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2014/07/11/le-gynecologue-d-ales-mis-en-examen-pour-viols-aggraves-515579.html

Un gynécologue du Gard mis en examen pour viols aggravés

Un médecin gynécologue d’Alès (Gard) a été mis en examen, jeudi 9 juillet, pour viols aggravés par abus de fonction, a appris « Le Quotidien » auprès du procureur adjoint du tribunal de Nîmes Stéphane Bertrand. Au moins trois patientes auraient porté plainte contre le praticien sexagénaire.
Remis en liberté après sa garde à vue, il a été placé sous contrôle judiciaire « avec interdiction d’exercer la gynécologie, de quitter le territoire, de s’approcher de ses anciennes patientes », précise le procureur adjoint. Exerçant sa profession en cabinet de ville, ce médecin est accusé de viols par une dizaine de patientes. Certains faits sont récents, d’autres sont plus anciens et pourraient, selon Stéphane Bertrand, être prescrits. En France, le délai de prescription pour viol est actuellement de 20 ans – une proposition de loi adoptée en mai par le Sénat prévoit de la porter à 30 ans.
Audience à l’Ordre
En janvier, les pratiques supposées déviantes du médecin avaient fait l’objet d’une audience de la chambre disciplinaire régionale du conseil de l’Ordre des médecins. La décision avait été mise en délibéré. « Cette procédure n’a rien à voir avec celle que nous menons. Les enquêteurs n’ont pas contacté l’Ordre. Les deux enquêtes sont distinctes », précise Stéphane Bertrand.
Certaines patientes reprochent au médecin des gestes et des paroles déplacées sur leurs pratiques sexuelles. « Il a introduit ses doigts dans mon vagin et m’a demandé si c’était agréable, a témoigné l’une d’elles dans « Midi Libre ». Je ne comprends pas ce que vient faire la notion de plaisir dans une consultation gynécologique. J’ai écrit au conseil de l’Ordre. » Une autre a évoqué « des tapes sur les fesses ».
Présumé innocent, le médecin nie catégoriquement les faits. L’instruction judiciaire est menée par la juge Evelyne Martin au tribunal de grande instance de Nîmes.
De notre correspondant Guillaume Mollaret
Source : Le Quotidien du Médecin, 11 juillet 2014,
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/exercice/un-gynecologue-du-gard-mis-en-examen-pour-viols-aggraves