vendredi 22 août 2014

Géobiologie - Il traque les énergies négatives

Frédéric Boichat a quitté son poste de cadre pour la géobiologie.
Après avoir travaillé pendant plus de vingt ans en tant que cadre administratif dans le domaine social, Frédéric Boichat, des Breuleux, a choisi de changer radicalement de cap. Depuis sept ans, il s’active dans toute la Romandie et en France voisine à traquer les énergies négatives qui empoisonnent le quotidien. Ses domaines de prédilection sont la géobiologie et la bioénergie.
«La géobiologie concerne le lieu de vie, que ce soit le logement, la maison ou même le terrain. Son rôle consiste à rendre l’habitat positif au niveau énergétique, ce qui favorise un équilibre physique et psychique.» Selon Frédéric Boichat, vivre en paix chez soi ne serait pas aussi simple qu’il n’y paraît. Des problèmes telluriques, énergétiques ainsi que la pollution dite moderne seraient responsables de la majorité des troubles que le commun des mortels rencontre au sein même de son foyer (maladies, sommeil perturbé, etc.). Le travail du géobiologue consiste donc à rééquilibrer toutes ces énergies pour instaurer l’harmonie à la maison. Un peu compliqué? On explique!
Des problèmes divers
Les problèmes telluriques sont liés aux énergies de la Terre. Un cours d’eau souterrain, des croisements de lignes (énergétiques) négatives ou encore des failles géologiques pourraient s’avérer néfastes pour le bien-être des habitants. Dans ces cas-là, il s’agira avant tout d’appliquer quelques corrections. «Par exemple, lorsque je découvre des lignes négatives au-dessus d’un lit, je peux les couper ou les déplacer. Pour ce qui concerne les failles, afin de diminuer leur effet, j’utilise des objets comme des boucles en métal», explique le géobiologue.
La pollution dite moderne concerne l’électromagnétisme, le magnétisme, l’électricité et la radioactivité. En résumé, les téléphones sans fil, le wifi, les micro-ondes, etc. Ici, la meilleure solution consiste à revenir au mode «câblé» et à se passer de micro-ondes. Quand cela n’est pas envisageable, le géobiologue conseille d’utiliser des voilages faits de fils de cuivre et d’argent ou de la peinture au graphite, aidant ainsi à réduire le champ électromagnétique. Un inconvénient tout de même, le prix. Très cher, paraît-il.
Enfin, les problèmes énergétiques qui concernent les ondes de formes dues aux objets (une poutre mal placée), les objets chargés négativement et les entités (défunts ou autres). Ou plus simplement, tout ce qui a trait au paranormal. «Il peut arriver que des personnes décédées restent sur place. Cela se produit notamment après une mort violente, comme un meurtre ou un suicide. Lorsque j’ai affaire à des défunts, je fais un appel de lumière qui leur permettra de poursuivre leur chemin. Il n’est pas bon pour eux, ni pour les habitants, qu’ils restent sur terre», explique Frédéric Boichat.
 Dans le volet paranormal, notre interlocuteur évoque également les esprits néfastes, qu’il faudra chasser hors de la maison, et les objets chargés maléfiquement. Un masque vaudou ou des objets ayant servi à la sorcellerie, par exemple, pourraient nuire au bien-être des habitants. Dans ce cas-là, la solution est radicale: les brûler. Certaines œuvres d’art fabriquées par un auteur à l’état émotionnel très négatif pourraient également avoir des répercussions désagréables.
Pour opérer, le géobiologue fait appel à des outils de mesure électromagnétiques, à un pendule et à une baguette de sourcier. Le travail commence toujours par un état des lieux. A la fin de chaque visite, il termine en remontant l’énergie de la maison vers l’Est. L’Est étant le point cardinal ayant le taux le plus élevé d’unités Bovis (unités de mesure du taux vibratoire ou de l’énergie cosmotellurique). Au niveau des tarifs, comptez 200 francs pour une cuisine, un salon et une chambre à coucher, et 50 francs pour chaque pièce supplémentaire (voire un peu plus ou un peu moins selon la grandeur).
La bioénergie aussi
Comme mentionné plus haut, Frédéric Boichat opère également en bioénergie. Un travail d’intervention énergétique sur des personnes, et non sur des lieux. Le principe est un peu similaire, à savoir mesurer l’énergie vitale qui entoure le corps physique et détecter les perturbations. «Cela permet de prendre conscience des déséquilibres existants et d’avoir une meilleure compréhension de ce qui se passe énergétiquement dans les mémoires anciennes, ancestrales et karmiques. Après un traitement bioénergétique, la personne se sent plus légère, et une part de ses blocages disparaît», souligne le praticien.
Enfin, rappelons qu’avant de se consacrer à la géobiologie et la bioénergie, Frédéric Boichat a travaillé pendant plus de 20 ans en tant que cadre administratif dans le domaine du social. Epris d’un intérêt de longue date pour «tout ce qui ne se voit pas», il a décidé de changer de cap et a suivi plusieurs cours en Alsace, auprès d’Adolphe Landspurg, président des géobiologues de France, ainsi que le cursus géobiologie, bioénergie, géométrie sacrée chez Stéphane Cardinaux, référence en la matière. «Mes expériences sur le terrain et auprès des personnes m’ont donné des connaissances approfondies dans le domaine de l’énergie subtile», conclut-il.
L'avis critique d'un scientifique 

D’un point de vue plus rationnel, la géobiologie est considérée comme une pseudo- science. Ses méthodes d’investigation ne suivent pas une démarche scientifique et ses résultats ne sont pas confirmés par les différentes disciplines scientifiques. Elle est vue par certains comme un champ d’étude irrationnel et, de ce fait, elle est souvent assimilée à un ensemble de croyances.
Dans la revue «Science... & pseudo-sciences» de l’Association française pour l’information scientifique (Afis), Henri Brugère, vétérinaire, s’est exprimé au sujet de cette discipline. Voici quelques extraits de son article. «La géobiologie décrit les interactions entre différents rayonnements, en l’occurrence les rayonnements cosmiques et les rayonnements telluriques. Si l’on connaît l’existence des rayons cosmiques, on connaît moins bien, et pour cause, les rayons telluriques. Ceux-ci seraient à l’origine de différents réseaux, lesquels auraient une influence décisive sur les êtres vivants.
Le géobiologiste (ou géobiologue) est en quelque sorte le médecin de l’environnement cosmotellurique et il a comme objectif d’en déceler les anomalies et de rétablir une situation normale. Le paradoxe est que cet environnement, même à l’état normal, n’est pas réellement connu et sa réalité n’est même pas démontrée en dehors du cercle des géobiologistes.»
Mélanie Brenzikofer
Source : Le Journal du Jura, 16 août 2014,
http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/region/il-traque-les-energies-negatives