jeudi 14 août 2014

Ventes pyramidales et coaching - Plainte à Paris pour escroquerie après des investissements immobiliers à Bali

JUSTICE - Une cinquantaine de particuliers affirment avoir été floués...
Une cinquantaine de particuliers affirmant avoir été floués dans des investissements immobiliers à Bali ont déposé plainte jeudi à Paris, selon leurs avocats qui évoquent une «escroquerie» de plus de 12 millions d'euros.
Est visée par ces accusations la société Vivalavi Holding Group Limited, basée à Hong Kong et fondée en 2007 par un Français et son frère, ont expliqué Mes Antoine Vey et Rémi Lorrain, confirmant une information du Parisien. Contacté par l'AFP, l'avocat des deux frères, Me Julien Andrez, nie cependant toute «manoeuvre frauduleuse».
Annonce d’un gel du versement des intérêts
De 2008 à 2014, Vivalavi aurait, selon les plaignants, séduit plus de 200 clients en leur faisant souscrire des contrats de prêts promettant des rendements astronomiques, des parts dans des sociétés civiles immobilières (SCI) censées acquérir des terrains et complexes immobiliers dans l'île indonésienne de Bali ou encore des contrats d'acquisition directe de terrains ou immeubles balinais.
Les plaignants affirment que les investisseurs potentiels étaient «recrutés» dans le cadre de salons dédiés au «développement durable» et «développement personnel», et de séances de coaching destiné à leur permettre d'accéder à la «liberté financière».
Pour les avocats des plaignants, Vivalavi aurait en fait mis en place une «pyramide de Ponzi», schéma nécessairement voué à l'échec dans lequel les premiers souscripteurs sont rémunérés par l'argent apporté par les nouveaux investisseurs.
Accusations rejetées
En mars, les dirigeants de Vivalavi ont annoncé un gel du versement de leurs intérêts, selon la plainte, que l'AFP a pu consulter.
«Aujourd'hui, certains de nos clients dorment dans leur voiture car ils ont tout perdu», ont affirmé Mes Vey et Lorrain. «Nos clients, qui ne comprennent pas comment se sont évaporés entre 12 et 18 millions d'euros, veulent que soient identifiés les actifs afin de récupérer leur argent, s'il existe encore.»
Déposée contre X, la plainte vise également les qualifications d'«abus de
confiance», «abus de faiblesse» et «exercice illégal de la profession d'intermédiaire en opérations de banque».
Des accusations rejetées en bloc par Me Andrez qui affirme que les fonds levés ont bien été investis à Bali avec la construction de villas et de centres de fitness.
Source : 20 minutes avec AFP, 31 juillet 2014,
http://www.20minutes.fr/societe/1424239-plainte-paris-escroquerie-apres-investissements-immobiliers-bali