lundi 3 novembre 2014

Chambéry - mardi 4 novembre - Un débat sur l’emprise mentale et les pratiques de type sectaire

L’Association de défense de la famille et de l’individu victimes de dérives sectaires des deux Savoie et de l’Isère (ADFI), organise demain à Chambéry une conférence-débat sur l’emprise mentale et les pratiques de type sectaire avec une cible très sensible : les jeunes.

Objectif : mettre l’accent sur les dangers de la manipulation mentale. Les sectes aujourd’hui ont changé de visage. Les messies cosmoplanétaires et l’Ordre du temple solaire ont cédé la place à des manipulations plus pernicieuses, plus discrètes plus difficiles à détecter aussi.

Pour Isabelle Ferrari de l’ADFI, la manipulation s’exerce aujourd’hui à travers des individus isolés ou des associations qui, sous couvert de vous proposer le bien-être, la relaxation, un retour à la nature, exercent une véritable manipulation mentale sur de jeunes parents et de fait sur leurs enfants.

Se méfier de certaines associations qui proposent bien-être, relaxation…


« On vante les mérites de l’accouchement à domicile en recommandant aux parents de manger le placenta, on culpabilise les mères qui n’allaitent pas, on refuse les vaccinations, le modèle de l’Éducation nationale… Et une fois que vous êtes manipulés, vous ne savez plus dire non, vous confiez vos enfants à n’importe qui, avec les risques qui en découlent. »

Dans le collimateur de l’ADFI, des psychothérapeutes douteux, la méditation pleine conscience pour les enfants… « des actions clairement nocives qui culpabilisent inutilement, coûtent cher et ne servent à rien. »

Consciente que son enthousiasme et sa motivation peuvent la faire passer pour une intégriste, Isabelle Ferrari se dépêche de préciser que son mouvement n’est pas “contre”, par définition, les formes d’accès au bien-être, à la relaxation, aux nouvelles façons de soigner ou d’enseigner (lire ci-dessous).

Mardi soir, quatre intervenants de renom participeront à cette conférence-débat : Catherine Picard, ancienne députée, présidente de l’UNADFI ; Catherine Katz, conseillère à la cour d’appel de Paris ; Roselyne Duvouldy, avocat au barreau d’Annecy ; Jean-Pierre Jougla, ancien avocat, spécialiste de l’emprise mentale ; et Jean-Michel Roulet, ancien président de Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

Mardi 4 novembre à 20 h, salle Jean-Renoir, rue Nicolas-Paren. Entrée libre.

Source : Le Dauphiné, 3 novembre 2014