dimanche 30 novembre 2014

Santé - Pages jaunes: Les médecines alternatives ont la cote

Les pages jaunes viennent de publier une enquête sur la fréquentation de leur site Web. Des données exhaustives qui constituent une mine d'indications sur les besoins de la population, et notamment en termes de médecine, les 400.000 praticiens référencés ayant été l'objet de plus de 208 millions de requêtes saisies en 2013, soit 16% des requêtes globales.
Sans surprise, les médecins généralistes demeurent les professionnels de santé les plus recherchés (28 millions de requêtes, soit 13,4% des demandes), devant les dentistes (21 millions), les kinésithérapeutes (12,1 millions), les ophtalmologistes (11,9 millions) et les dermatologues (8,8 millions).
Les sophrologues en tête
Mais l'intérêt croissant de la population pour les médecines alternatives trouve également écho dans cette enquête. Plus de 3 millions de requêtes ont, en effet, touché ce secteur en plein boom, soit une hausse de 25% depuis 2011.
La palme revient aux sophrologues, aux magnétiseurs et aux hypnothérapeutes; les requêtes concernant ces derniers ont, d'ailleurs, augmenté de 585% sur la même période.
Marion Pignot

Source : 20 Minutes, 27 novembre 2014,
http://www.20minutes.fr/sante/1489919-20141127-pages-jaunes-medecines-alternatives-cote

Note du CIPPAD : notons que les 3 millions de requêtes concernant les médecines parallèles ne représentent au final que 1,4 % des requêtes du secteur santé, mais c’est évidemment déjà trop.

Notamment pour l’hypnose qui bénéficie plus d’une efficacité accrue des anesthésies locales et d’un phénomène de mode, pour ne pas dire de complaisance, que de faits réellement éprouvés.

Quant à la  Sophrologie, gardons à l’esprit qu’il s’agit d’une technique dont l’engouement semble curieusement quasi-cantonné à la France. A l’heure où le monde anglo-saxon domine internet de la tête et des épaules, une recherche avec "sophrology" sur Google donne 60 300 réponses, là, où paradoxalement l’équivalent français du terme permet d’en afficher 1 1170 000. La situation est voisine pour la littérature médicale, largement francophone dans le domaine, et qui depuis 1960, année de création de la méthode, demeure d’une pauvreté à pleurer... Nous aurait-on menti ?